Plus que quelques jours avant la finalisation de la nouvelle tannerie complémentaire traditionnelle de la ville de Fès. Elle comportera 132 ateliers et plus de 600 bassins pour les maîtres-artisans du cuir.

La ville se dotera bientôt d’une tannerie «complémentaire traditionnelle», considérée comme première dans son genre dans le secteur. Il s’agit d’une tannerie spécialisée dans l’exécution des travaux de rivière qui génèrent normalement un important taux de pollution à la fois liquide et solide, tout en préservant le tannage proprement dit naturel, végétal et biologique dans les tanneries traditionnelles de l’ancienne médina de Fès. Située à Aïn Nokbi sur une superficie de 1,08 ha, très près du marché des peaux brutes, la première tranche de ce projet a nécessité un investissement de 42 MDH, dont 35 MDH fournis par le ministère de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire et 7 MDH par le Conseil de la Région Fès-Meknès. Quant à la deuxième tranche, elle sera consacrée à la station de prétraitement des eaux usées, avec un budget estimé à 14 MDH.

L’acquisition du terrain a été assurée par le Conseil communal de Fès. Le maître d’ouvrage de ce projet est la wilaya de la Région Fès-Meknès. Cette tannerie, qui va offrir un tableau complet de l’artisanat local, comporte plus de 600 bassins, allant de 1,5 m à 2 mètres pour travailler les peaux (bovins, ovins et caprins), 132 ateliers (khzana) et d’une salle pour le tannage aux foulons. Elle va aussi contribuer à la préservation du métier de tannage végétal dans son état traditionnel et original, dans l’ancienne médina, puisqu’elle va permettre à plus de 300 artisans-tanneurs de travailler avec des techniques modernes plus respectueuses de l’environnement, ceci sans oublier son apport pour le développement du tourisme dans la région.

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